Financer son investissement locatif à Dijon
Acheter un bien locatif à Dijon demande de poser les jalons financiers avant même d’entamer les visites. Frais de notaire sous-estimés, apport insuffisant, délais de crédit ignorés : ces points coûtent cher en fin de parcours. Ce guide détaille chaque étape, en s’appuyant sur les chiffres réels du marché dijonnais, tels qu’ils apparaissent dans notre guide de l’investissement locatif à Dijon.
Apport et frais de notaire
Le premier poste souvent oublié, c’est les frais de notaire. Dans l’ancien, ils représentent entre 7 et 8 % du prix d’achat. Pour un studio dans le secteur Université à 65 000 euros, cela correspond à 4 550 à 5 200 euros supplémentaires. Pour un T2 à 130 000 euros en centre-ville, on dépasse les 9 000 euros.
Les banques exigent a minima que l’apport couvre ces frais d’acquisition. Partir sans un euro d’apport est techniquement possible mais rare en pratique : cela signale un dossier fragile et génère un taux d’intérêt moins favorable.
Un apport plus substantiel, entre 10 et 20 % du prix d’achat, améliore significativement le taux obtenu et réduit la mensualité. Sur un bien à 100 000 euros, un apport de 10 000 euros reste insuffisant dans bien des dossiers ; 15 000 à 20 000 euros placent l’investisseur en position de négociation. Il n’est pas nécessaire de vider son épargne : les banques regardent aussi le reste à vivre et la capacité d’endettement globale.
Le budget global doit intégrer, au-delà du prix net vendeur et des frais de notaire, les éventuels travaux de remise en état, les frais d’ameublement si l’objectif est un meublé LMNP (entre 3 000 et 6 000 euros pour un studio), et une provision pour les premiers mois de vacance locative.
Obtenir son crédit immobilier
Un crédit locatif suit le même processus qu’un crédit résidence principale, mais les banques appliquent leurs propres règles sur la façon de comptabiliser les loyers futurs dans la capacité d’endettement. La majorité retient 70 % des loyers prévisionnels (pour tenir compte de la vacance et des charges), ce qui réduit mécaniquement la capacité d’emprunt par rapport à un achat occupant.
Le délai entre l’accord de principe et l’offre de prêt définitive est de 45 à 60 jours en moyenne. Ce délai s’intègre dans le compromis de vente via la condition suspensive d’obtention du financement. Sous-estimer ce délai est une erreur fréquente : si le compromis prévoit une date de signature trop rapprochée, l’investisseur peut se retrouver en défaut.
Quelques points à vérifier avant de signer le compromis :
- Le taux d’endettement global (loyers + mensualité nouvelle) ne dépasse pas les seuils admis par la banque.
- L’assurance emprunteur est incluse dans la simulation (son coût varie selon l’âge et le profil de santé).
- Les frais de dossier et les indemnités de remboursement anticipé sont négociables.
Mettre en concurrence plusieurs établissements ou passer par un courtier reste la meilleure façon de sécuriser les conditions. À Dijon, les agences locales et les banques en ligne proposent parfois des conditions différentes selon les profils.
Gérer son bien : direct ou agence ?
Une fois le bien acquis, le choix du mode de gestion influence directement la rentabilité nette. Gérer soi-même évite de payer une commission, mais cela suppose de trouver les locataires, rédiger les baux, réaliser les états des lieux, encaisser les loyers et gérer les sinistres.
Une agence de gestion locative à Dijon facture généralement 7 à 9 % TTC des loyers pour une gestion complète (recherche de locataire, encaissement, interface avec les locataires). Ce coût s’ajoute aux éventuels honoraires de mise en location (entre un et deux mois de loyer selon les mandats).
Pour les secteurs Grésilles et Fontaine d’Ouche, faire appel à un professionnel expérimenté sur ces quartiers est fortement conseillé : la gestion des impayés, la connaissance des locataires éligibles et la réactivité en cas de problème font une vraie différence dans ces zones.
Pour le secteur Université, la gestion peut être directe sur de petites surfaces meublées, à condition de bien anticiper le calendrier étudiant (relocations concentrées en juillet-août) et d’avoir les outils pour sélectionner les dossiers.
Combien d’apport pour investir à Dijon ?
La réponse dépend du bien visé, mais on peut dégager quelques ordres de grandeur à partir des données du marché dijonnais :
Pour un studio dans le secteur Université acheté à 65 000 euros, les frais de notaire représentent environ 4 900 euros. Avec un apport de 10 % du prix (6 500 euros), le dossier est limité. Un apport de 13 000 à 15 000 euros, soit 20 % environ tout compris, permet de financer les frais d’acquisition et d’entrer en négociation avec la banque dans de bonnes conditions.
Pour un T2 à 120 000 euros destiné à la colocation ou à la location nue, l’apport idéal tourne autour de 15 000 à 25 000 euros selon les banques et le profil de l’emprunteur.
Il est possible d’investir avec un apport limité, notamment si le bien est autoportant (loyers couvrant la mensualité), mais la réalité des taux pratiqués en 2025-2026 pousse les banques à exiger davantage de fonds propres que lors de la période des taux bas.
Pour aller plus loin sur le choix du bien, l’article où investir à Dijon selon votre budget et votre objectif détaille les fourchettes de prix par quartier et les profils locataires correspondants. L’article sur le studio étudiant à Dijon approfondit spécifiquement le cas des petites surfaces meublées.
Les étapes du financement
Voici le parcours de financement type pour un investissement locatif à Dijon, du cadrage initial à la signature de l’acte :
1. Définir le budget global. Avant toute visite, calculer le prix d’achat maximum en intégrant les frais de notaire (7 à 8 % dans l’ancien), une estimation des travaux nécessaires et le coût de l’ameublement si le bien est destiné à la location meublée. Ce total constitue le budget réel, pas le seul prix affiché.
2. Constituer l’apport. L’apport doit couvrir au minimum les frais de notaire. Un apport de 10 à 20 % du prix d’achat améliore les conditions de crédit et rassure la banque. Il est possible de mobiliser une épargne disponible, un héritage, ou de négocier un déblocage de participation ou d’épargne entreprise.
3. Obtenir le crédit. Après signature du compromis, la banque ou le courtier constitue le dossier. L’offre de prêt formelle arrive en moyenne 45 à 60 jours après l’accord de principe. Le compromis doit prévoir ce délai via une clause suspensive de financement.
4. Signer chez le notaire. Une fois le crédit obtenu et les conditions suspensives levées (diagnostics, financement), l’acte authentique est signé. Les fonds sont débloqués par la banque directement au notaire. Les clés sont remises le jour de la signature ou à une date convenue.
Quelles aides et dispositifs existent à Dijon ?
Le financement d’un investissement locatif ne se résume pas au crédit. Plusieurs dispositifs peuvent alléger la facture ou réduire la fiscalité :
Le déficit foncier s’applique aux biens loués nus : si les charges et travaux dépassent les loyers perçus, le surplus est déductible du revenu global dans la limite de 10 700 euros par an (21 400 euros pour des travaux de rénovation énergétique sous conditions depuis 2023). C’est une stratégie cohérente pour des biens anciens à rénover dans les secteurs Grésilles ou Fontaine d’Ouche.
Le LMNP au régime réel permet d’amortir le bien et le mobilier, ce qui réduit souvent l’assiette imposable à zéro sur les premières années. Cette option est particulièrement adaptée aux studios et T1-T2 meublés en secteur étudiant.
Pour les biens situés en QPV (Grésilles, Fontaine d’Ouche), des aides ANRU spécifiques peuvent s’appliquer à certains types de travaux, notamment dans le cadre des programmes de rénovation urbaine. Ces aides sont à vérifier auprès de la direction de projet ANRU de Dijon Métropole, car elles varient selon les phases du programme.
Quartiers concernés
Sources : Pilier investissementlocatif-dijon.fr, financement et process 2026 .


