Investir dans le quartier Université
Adossé au campus de Montmuzard et à ses 28 000 étudiants dijonnais, le secteur Université offre les rendements bruts les plus élevés de la ville sur les studios et colocations meublées.
Donnees 2025
Pourquoi le secteur Université attire les investisseurs
Le campus de Montmuzard, situé à l’est de Dijon, est l’un des plus grands campus universitaires de France avec ses 150 hectares et l’esplanade Érasme en son coeur. L’Université Bourgogne Europe (anciennement Université de Bourgogne) y concentre 28 195 étudiants sur Dijon pour l’année 2024-2025, soit un bassin locatif captif de première importance (source : observatoire des effectifs UBE, 2025). À l’échelle du pôle universitaire dijonnais, ce sont plus de 33 000 étudiants inscrits au total, avec une progression continue des effectifs (+1,4 % en 2024).
L’arrivée du tram T1 en 2012 a profondément transformé le secteur. La ligne relie la gare SNCF de Dijon au centre commercial de Quétigny en traversant le campus, avec les arrêts Erasme et Université qui desservent directement l’esplanade Érasme et les UFR principales. Le trajet jusqu’au centre-ville (arrêt République) prend environ 12 minutes, ce qui place le secteur dans un rayon de commodités bien supérieur à sa seule vocation universitaire. Le réseau bus Divia complète la desserte en lignes campus spécifiques.
Ce contexte explique pourquoi 55 % des candidats locataires à Dijon sont des étudiants selon l’étude LocService.fr 2025, avec un budget moyen de 628 euros par mois.
Le marché immobilier et les rendements
Le secteur Université présente le profil achat-location le plus favorable de Dijon pour les petites surfaces. Les prix à l’acquisition y sont inférieurs à la moyenne dijonnaise : le quartier Montmuzard affiche environ 2 627 euros/m² selon les données ImmoJeune 2025, confirmées par les observatoires de marché (fourchette 2 500-2 900 euros/m² pour des appartements anciens des années 1970-1980 selon Hagnère Investissement, 2025). Un studio de 20-25 m² en bon état s’achète donc autour de 55 000 à 75 000 euros, seuil d’entrée accessible qui permet d’optimiser l’effet de levier du crédit.
Du côté des loyers, la FNAIM et les observatoires de marché font état d’un loyer médian de 13 euros/m² pour Dijon toutes surfaces confondues (données LocService.fr, 2025). Dans le secteur Université, ce chiffre constitue un plancher plutôt qu’un plafond pour les petites surfaces meublées : un studio de 20 m² bien rénové se loue entre 400 et 480 euros hors charges, soit 20 à 24 euros/m², notamment via des résidences privées qui affichent 450 à 500 euros charges comprises selon ImmoJeune. La valeur indicative retenue ici est de 16 euros/m², représentative d’un studio meublé en bon état bien positionné sur le campus. Sur cette base, le rendement brut s’établit à environ 7,1 % (16 x 12 / 2 700, à titre indicatif). Pour des surfaces plus grandes ou des biens moins optimisés (loyer autour de 13 euros/m²), le rendement descend à 5,6 % ; sur un studio très bien rénové facturant 18 euros/m², il peut approcher 8 % (Hagnère Investissement, 2025).
La tension locative sur les petites surfaces est structurellement forte : l’offre CROUS couvre seulement 23 % de la demande étudiante (ImmoJeune, 2025), laissant le parc privé absorber les trois quarts du besoin. Les périodes de vacance sont marginales sur les studios meublés correctement positionnés, à condition de respecter le calendrier universitaire pour les relocations de septembre.
Le profil type du locataire
L’écrasante majorité des locataires du secteur Université sont des étudiants en formation initiale à l’UBE, complétés par des étudiants des grandes écoles dijonnaises (ESIREM, ESC Dijon) et, en moindre proportion, des doctorants et personnels de recherche du campus. Les 3 326 étudiants internationaux inscrits à l’UBE (représentant 120 nationalités, données UBE 2024-2025) constituent une demande spécifique en studios meublés, peu exigeante sur la surface mais attentive à la qualité de l’équipement.
La colocation est également très développée sur les T2 et T3 proches du campus : deux ou trois étudiants se partagent un appartement de 40 à 60 m², ce qui permet au propriétaire de louer à 13-15 euros/m² global tout en offrant un reste-à-charge individuel plus faible que les studios privés. Ce format multiplie les sources de revenus par pièce et peut améliorer sensiblement le rendement, à condition d’anticiper une gestion locative plus active (baux individuels ou bail unique, état des lieux fréquents, assurance GLI adaptée).
Le statut LMNP (loueur meublé non professionnel) est particulièrement adapté à ce secteur : la durée de bail de 9 mois pour les étudiants et la nature meublée des biens permettent d’accéder au régime réel simplifié, d’amortir le mobilier et de réduire significativement la base imposable des loyers perçus.
Points de vigilance
Le stock de logements autour du campus est dominé par des copropriétés des années 1960-1980, souvent énergivores (étiquettes D à F), ce qui impose de budgéter des travaux d’isolation ou d’équipement (remplacement des convecteurs, isolation des combles) pour répondre aux exigences du décret tertiaire et aux interdictions progressives de mise en location des passoires thermiques. Un bien classé F ne sera plus légalement louable à partir de 2028 ; vérifier l’étiquette DPE avant acquisition est impératif.
La saisonnalité de la demande est plus marquée qu’en centre-ville : les relocations se concentrent en juillet-août pour une entrée en septembre, ce qui peut générer une vacance d’un à deux mois si le bien n’est pas remis en marché suffisamment tôt. Anticiper la gestion locative ou confier le bien à un professionnel du secteur étudiant dijonnais est conseillé.
Enfin, la dynamique de prix reste plus modeste qu’en centre-ville ou dans les quartiers en renouvellement urbain. La plus-value à la revente est réelle mais limitée : l’investissement dans le secteur Université se justifie avant tout par le rendement courant et la robustesse de la demande locative, non par un scénario de valorisation patrimoniale rapide.
Sources : LocService.fr, marché locatif Dijon 2025 (étude publiée février 2025) , Université Bourgogne Europe, observatoire des effectifs étudiants 2024-2025 , Hagnère Investissement, guide investir à Dijon 2025 : prix et rendements par secteur , ImmoJeune, investir dans une résidence étudiante à Dijon : données marché 2024-2025 .





