Le secteur sauvegardé de Dijon, très demandé en location pour sa proximité immédiate des commerces, du tramway et des équipements universitaires.

5.3 %
rendement brut
3 200 €
prix au m²
14 €/m²
loyer au m²
Forte
tension locative

Donnees 2025

Pourquoi investir dans le centre-ville de Dijon

Le centre-ville de Dijon, délimité par le secteur sauvegardé classé depuis 1986, constitue l’une des concentrations patrimoniales les plus remarquables de Bourgogne. Autour du palais des ducs, de la rue de la Liberté et de la place de la République, l’offre locative s’adresse à une demande structurellement soutenue : étudiants des facultés de droit et de médecine, jeunes actifs en mobilité professionnelle, et cadres attirés par la qualité de vie d’une ville à 1h38 de Paris en TGV.

La localisation centrale confère à ce secteur un avantage décisif sur la liquidité : un bien bien entretenu se loue en quelques jours, et se revend dans un délai court grâce à une clientèle d’acquéreurs large (résidence principale, pied-à-terre, investisseur). C’est précisément cette double demande, locative et à l’achat, qui distingue le centre-ville des quartiers périphériques à rendement plus élevé mais à rotation plus lente.

Le marché et les prix

Selon les données de la FNAIM pour décembre 2025, le prix moyen des appartements à Dijon s’établit à 2 737 €/m² toutes localisations confondues. L’hypercentre et le secteur sauvegardé se situent sensiblement au-dessus : plusieurs sources de marché confirment que les rues prisées du centre historique, comme le boulevard Carnot, la place Darcy ou la rue Berbisey, dépassent régulièrement 3 000 €/m², avec des pointes à 3 400-3 600 €/m² pour les biens rénovés en étage élevé. La fourchette de référence retenue ici est de 3 000 à 3 400 €/m² pour un appartement ancien en bon état dans l’hypercentre (donnée indicative 2025).

Du côté des loyers, la FNAIM et l’observatoire Stéphane Plaza Immobilier font état d’un loyer médian de 12 €/m² toutes surfaces confondues à Dijon, mais ce chiffre est fortement tiré vers le bas par les grandes surfaces. Les T1 affichent 15 €/m² en médiane selon les mêmes sources, et les studios meublés du centre peuvent atteindre 17 à 18 €/m² en meublé (données Reassurez-moi, janvier 2026). Pour l’hypercentre, un loyer de référence de 13 à 15 €/m² en nu et 15 à 18 €/m² en meublé constitue une base réaliste.

Le rendement brut s’établit en conséquence autour de 5,3 % sur les appartements anciens du centre, calculé sur la base retenue (14 x 12 / 3 200, à titre indicatif) : moins généreux que les quartiers universitaires périphériques (6 à 7 %), mais avec une prime de liquidité et un risque de vacance très réduit. Sur les très petites surfaces en meublé (studio de 20-25 m²), le rendement peut approcher 6 % en centre-ville.

Le profil de locataire

L’étude LocService.fr publiée en février 2025 indique que 55 % des candidats locataires à Dijon sont des étudiants, avec un budget moyen de 628 €. Le centre-ville capte une part significative de cette demande grâce à la présence des instituts universitaires, du campus de Sciences Po Dijon (rue Chabot-Charny), et des grandes écoles de management. À cela s’ajoute une clientèle de jeunes actifs et de cadres en mobilité, attirés par la qualité des bâtiments haussmanniens et la proximité des commerces de la rue de la Liberté.

La demande en location meublée courte et moyenne durée (3 à 12 mois) est également notable dans ce secteur, portée par les stagiaires, chercheurs et professionnels en mission pour le CHU de Dijon ou les administrations régionales. Ce profil justifie d’étudier le statut LMNP (loueur meublé non professionnel) pour les petites surfaces, qui offre un cadre fiscal favorable et colle bien aux usages du secteur.

Points de vigilance

Le secteur sauvegardé implique des contraintes architecturales spécifiques : toute modification extérieure (fenêtres, volets, façade) est soumise à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Les travaux de rénovation prennent plus de temps et coûtent plus cher qu’ailleurs, avec des délais d’instruction allongés. Il convient d’anticiper ce surcoût dans le plan de financement, notamment pour les biens nécessitant une mise aux normes énergétique (nombreux immeubles en étiquette D ou E dans le stock ancien).

Par ailleurs, le marché dijonnais a connu une correction modérée entre 2022 et 2025 : la FNAIM enregistre un recul de 6 % des prix sur trois ans. Cette correction offre des points d’entrée plus raisonnables qu’au pic de 2022, mais elle invite à ne pas surestimer la plus-value à court terme. L’investissement en centre-ville de Dijon se justifie davantage par la régularité des revenus locatifs et la robustesse de la demande que par une logique de spéculation immobilière.

Enfin, la tension locative reste forte (indice de tension LocService à 3,09 pour Dijon, très supérieur à la moyenne provinciale) mais inférieure aux grandes métropoles. Les périodes de vacance restent rares sur les petites surfaces, à condition de positionner le loyer en cohérence avec le marché local et de maintenir le bien en bon état locatif.

Sources : Stéphane Plaza Immobilier Dijon, évolution des prix 2025, d'après FNAIM , LocService.fr, marché locatif Dijon 2025 (étude publiée février 2025) , Reassurez-moi, immobilier Dijon janvier 2026, prix et loyers , DiviaMobilités, réseau tramway et bus Dijon métropole .

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